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chaumussay

localisation

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Loches

présentation

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226 habitants (INSEE 2018)

Chaumusséennes & Chaumusséens

19,2 km²

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35 kms de Loches

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60 à 135 mètres

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La Claise, la Muanne

Chaumussay a connu bien des noms au cours de l'histoire du village, elle apparait pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de la Merci-Dieu en 1220 sous le nom de Parochia de Chaumuçay (parfois raccourci en Chaumuçay comme en 1225 dans ledit cartulaire).

L'origine de son nom n'est pas établie. Si un temps, certains pensaient qu'elle provenait d'un personnage  dénommé Calmutius, propriétaire d'un domaine agricole, il s’avérerait que Chaumussay soit à rapprocher d'un mot ancien, chaumusse, qui désignait des terres difficilement cultivables, situées sur des hauteurs.

Cela pourrait concerner le plateau au nord de la Claise, vers Le Petit-Pressigny.

Son nom évoluera au fil des siècles :

  • Chaumucauym, XIIIème siècle (Cartulaire de l’archevêché de Tours),

  • Chaumuçay, 1290 (pouillé de Tours),

  • Chamuceyo, XIII-XIVème siècle (archiprêtré de Sainte-Maure, Dom Housseau n°3639),

  • Parochia de Chaumuuyo ou Chaumucaio, 1360 (lettre du roi Jean II le Bon),

  • Chaumussay, XVIIIème siècle (Carte de Cassini).

Bordure MST.png

Chaumussay est bordée par les communes de :

  • Le Grand-Pressigny (Indre-et-Loire),

  • Le Petit-Pressigny (Indre-et-Loire),

  • Barrou (Indre-et-Loire),

  • Boussay (Indre-et-Loire),

  • Chambon (Indre-et-Loire).

La rivière Claise traverse la commune du sud-est vers le nord-est.

Vue, paysage, calvaire, campagne, Chaumussay, Touraine

Vue sur Chaumussay, Touraine.

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Rivière, La Claise, Touraine, Sud Touraine

Le cours d'eau principal est la Claise qui prend sa source sur la commune de Luant (Indre) au lieu-dit le Bois de l'Écôt, à 138 mètres d'altitude.

Elle parcourt un peu plus de 86 kilomètres avant de se jeter dans la Creuse au lieu-dit Rives, sur la commune d'Abilly (Indre-et-Loire).

La Claise, Chaumussay, Touraine.

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Livres, Au Temps de Chaumussay, Le dernier vols des frelons, Chaumussay, Michel Brouard, Touraine, Suisse, Romans

Avant d'aller plus loin, je tenais à remercier Michel Brouard, scénariste, réalisateur de films, de reportages, et romancier, natif de Chaumussay.

Dans la rédaction des articles de ce blog, il m'est important de vous livrer des informations sourcées et lorsque j'ai découvert l'existence de son livre "Au temps de Chaumussay", je me suis mis en quête de celui-ci...

Mais tiré à quelques centaines d'exemplaires, il était introuvable...

Alors, j'ai lancé une bouteille à la mer... ou plutôt dans l'océan Internet.

Et la magie opéra...

Quelques jours plus tard, Michel Brouard, domicilié en Suisse, m'écrivait pour en savoir un peu plus sur les raisons qui motivaient cette recherche.

Après quelques échanges intéressants sur Chaumussay, Michel me faisait savoir que sa fille avait réussi à retrouver un exemplaire.

C'est donc avec la joie d'un enfant ouvrant ses cadeaux de Noël, que je déballais le colis comprenant son livre sur Chaumussay, accompagné de son dernier roman "Le dernier vol des frelons" dont l'intrigue se déroule entre Chaumussay et la Suisse, sur fond de légendes anciennes... Je vous le conseille !

Encore merci Michel pour cet ouvrage de qualité sur l'histoire de Chaumussay et ses p'tites anecdotes !

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Il existe peu d'écrits permettant de retracer l'histoire de Chaumussay.

C'est donc à partir de traces de l'occupation humaine de la commune qu'il devient possible d'entrevoir son passé.

En 1975, lors de travaux liés au remembrement, au lieu-dit Bénagu, la pelle mécanique a découvert un  atelier de trois postes de fabrication d'outils en silex, dans la zone du ruisseau "la Courance du Grand Vau".

Atelier outils silex, Benagu, Chaumussay, Touraine

Zone de la découverte d'ateliers d'outils en silex, Chaumussay, Touraine.

Les fouilles ont duré une trentaine de jours et ont permis de découvrir de nombreuses pièces, dont :

  • trente-deux burins,

  • deux grattoirs,

  • des nucléi,

  • deux percuteurs (provenant du lit de la Creuse, située à 5 kms à vol d'oiseau, ou 12 kms en suivant la Claise),

  • deux enclumes.

Silex, bénagu, société archéologique de Touraine, JC Marquet, Chaumussay, Touraine

Extrait de "Un atelier magdalénien à Bénagu, commune de Chaumussay (Indre-et-Loire)" par J-C Marquet,  Bulletin de la Société préhistorique française Année 1975 E&T 72-1 pp. 309-318

Ces éléments ont été datés du Madgalénien Supérieur soit entre 13 500 et 12 000 ans avant JC.

Au regard des traces sur les burins, il ne s'agissait pas seulement d'un atelier de fabrication. Ces derniers ont été très certainement utilisés dans le cadre d'un atelier de débitage de bois et d'os de renne.

Il est également possible qu'il existait un atelier de polissage de plaquettes de grès puisque de l'ocre rouge, des petits plaquettes de grès et un objet, ayant pu servir à polir celui-ci, ont été retrouvés.

En l'absence d'une fouille étendue, la zone d'habitation n'a pas été mise au jour, elle aurait pu préciser les activités réalisées sur le site.

Menhir La Prade, Chaumussay, Touraine

Emplacement du menhir de la Prade, Chaumussay, Touraine

À moins de 400 mètres à vol d'oiseau du site de Bénagu, se trouve le menhir de la Prade.

Facilement accessible depuis la route menant de Chaumussay à Étableau, il se trouve en pleine forêt aux coordonnées suivantes 46.88248°N, 0.82824°E

Il s'agit d'un bloc de poudingue (roche détritique dont les éléments sont des galets plus ou moins arrondis réunis par un ciment naturel) d'une hauteur de 1,50m, d'une largeur de 1,80m et d'une profondeur de 0,90m.

Menhir de la Prade, Chaumussay, Touraine (2022)

Chaumussay a également connu une occupation pendant l'âge de Fer (800 ans avant JC - 100 ans après JC) comme l'atteste la découverte faîte au lieu-dit la Sainjoirie (ou Sinjoirie).

Des restes de ce qui semble avoir été une forge y ont été découverts, sous la forme de sept fosses circulaires , ainsi que des structures montrant des traces de cuisson parmi lesquelles un bas-fourneau.

L'extraction du fer a d'ailleurs laissé des traces dans la toponymie autour de la commune puisqu'on retrouve de nombreuses appellations à partir des "marchais". Ces trous remplis d'eau sont d'anciens secteurs d'extraction du minerai de fer : Le Bois de la Forge, le Marchais de l'Écu, le Marchais de Salade, La Forge... D'autres noms disparus mais présents sur le cadastre napoléonien de 1811 en attestent.

Toponymie Chaumussay Cadastre

Le Champ du Four et Le Minerais présents sur le cadastre de 1811, Chaumussay, Touraine

Extrait du cadastre napoléonien, Section A1 du Bourg 6NUM10/064/002 - Archives d'Indre-et-Loire

L'époque gallo-romaine semble avoir laissé quelques traces, malheureusement oubliées de nos jours.

En effet, à la moitié du XIXème siècle, des vestiges de constructions et des monnaies romaines auraient été découvertes dans un terrain où la vigne était cultivée, sur la commune de Chaumussay, "dans le voisinage du bourg" comme le précise J.X Carré de Busserolles dans le tome II de son dictionnaire sur la Touraine.

La population locale lui aurait donc attribué le nom de "Champ-de-César" ou "Camp-de-César". Si cette découverte a survécu au fil du temps, l'emplacement exact a disparu de la mémoire collective.

Notons que dans la commune limitrophe de Boussay, passait une voie romaine et qu'un "camp romain" ait bien existé.

Les quelques objets de l’époque gallo-romaine (traces de monnaie, de céramique) retrouvés sur le secteur de Chaumussay ne peuvent attester l'établissement d'un "bourg". Il s'agissait certainement d'un habitat rural diffus.

Le 24 janvier 1882, au lieu-dit La Grande Caillère, situé au nord-est de Chaumussay, des cultivateurs ont mis au jour un sarcophage contenant les ossements de  trois personnes.

En 1895, l'abbé Brung, curé du village et membre de la Société Archéologique de Touraine, entreprit des fouilles et ce sont une vingtaine de sarcophages qui furent découverts. Datés de l'époque gallo-romaine dans un premier temps, il s'avère que ces tombeaux dateraient de l'époque mérovingienne (du Vème au VIIIème siècle).

On peut supposer une occupation très ancienne sur ce site et il faut remarquer que le fief de La Grande Caillère sera le seul fief de Chaumussay à ne pas appartenir aux familles des seigneurs de Chaumussay, de Boussay ou de Preuilly. Il est attesté que ce fief appartenait à la famille de Périon au XVIème siècle et dépendait de la châtellenie de Chanceaux. On peut supposer que la présence de ces tombes est liée au fait que ce fief n'appartienne pas aux grandes familles des seigneurs locaux.

Extrait cadastre Chaumussay La Grande Caillère sarcophages

La Grande Caillère, cadastre de 1811, Chaumussay, Touraine

Extrait du cadastre napoléonien, Section B3 de la Muanne 6NUM10/064/007 - Archives d'Indre-et-Loire

C'est certainement avec la construction de l'église (XIIème siècle) que Chaumussay devient une châtellenie, relevant du château de Preuilly. Il ne reste plus aucune trace de son logis seigneurial qui se situait au centre du bourg, près de l'église.

Le premier seigneur connu est le chevalier Jehan de Gastineau (début du XIIIème siècle).

Deux seigneurs de Chaumussay marqueront l'Histoire de France notamment pour leurs carrières militaires au cours de la Guerre de Cent Ans :

- Jean Ier le Meingre, dit Boucicaut (1310-1368), nommé Maréchal de France le 21 octobre 1356,

- Jean II le Meingre, dit Boucicaut également, (1366-1421), fils de Jean Ier, nommé Maréchal de France le jour de Noël 1391 (à l'âge de 25 ans), il deviendra Gouverneur des cités de Savone et Gênes (Italie) en 1401.

L'église Saint-Médard dépendait de l’abbaye bénédictine de Fontgombault, située dans l'Indre, à une trentaine de kilomètres de Chaumussay.

À proximité de celle-ci se trouvait le prieuré Saint-Valentin (bâti entre le XIIème et le XIVème siècle), dépendant de la même abbaye, détruit au XIXème siècle en raison de son très mauvais état. Son emplacement est supposé être à l'endroit de l'actuelle mairie, puisqu'une information précisait que le prieuré jouxtait une partie des dépendances de la cure (ou presbytère) qui elle-même était accolé à l'église.

Ce prieuré n'avait pas de chapelle, le prieur célébrait donc ses messes dans l'église Saint-Médard.

Entre ce prieuré et l'église, il existait jusqu'au début du XIXème siècle un cimetière, il sera déplacé entre 1839 et 1843, en raison de la parution de plusieurs arrêts et textes entre 1765 et 1804 réglementant l'organisation des cimetières.

Plan, Cadastre, Chaumussay, Touraine

Le bourg et ses évolutions, Chaumussay, Touraine

Extrait du cadastre napoléonien, Section A1 du Bourg 6NUM10/064/002 - Archives d'Indre-et-Loire

  1. Eglise Saint-Médard, XI-XIIème siècles,

  2. Ancien cimetière existant jusqu'en 1843,

  3. Ancien prieuré Saint-Valentin (emplacement supposé),

  4. Percement de l'avenue de la Gare (1885) et réalignement de la rue principale (1875) avec le nouveau pont de pierre construit en 1869,

  5. Emplacement de l'ancien pont en bois, détruit en 1875.

Emplacement ancien prieuré Saint Valentin, Chaulmussay, Touraine

En passant par le chemin des Fourcheries, vous pourrez retrouver l'emplacement de cette grange contre laquelle s'élevait l'ancien prieuré Saint-Valentin.

Emplacement supposé de l'ancien prieuré Saint-Valentin,

Chaumussay, Touraine

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Revenons à l'église Saint-Médard...

Il semble que Chaumussay devienne suffisamment importante pour, qu'au cours du XIème siècle, il soit décidé d'y bâtir une église.

Celle-ci conserve quelques éléments du XIIème siècle : son chœur, son clocher et la partie centrale de sa façade occidentale.

À la fin du XIXème siècle, elle fut agrandie, sous l'impulsion de l'abbé Brung, par la construction du bas-côté nord (vers la grange dîmière) et du bas-côté sud, en ouvrant dans les murs gouttereaux d’origine, trois larges baies en arc brisé supportées par des piles cylindriques.

La façade occidentale s’ouvre par un porche en plein cintre dont les archivoltes sont portées par des colonnettes à bases et chapiteaux romans.

Au-dessus de ce porche, on trouve une fenêtre en plein cintre encadrée de simples colonnes à bases et chapiteaux.

La construction des bas-côté au XIXème siècle ont certainement provoqué la disparition de la chapelle fondée par le Maréchal Jean le Meingre 1er dit Boucicaut, en 1350.

Le chœur est la partie la plus complète de l’édifice.

Il se compose de trois éléments :

  • une première partie droite, presque carrée, voûtée sur croisée d’ogives,

  • une deuxième partie droite voûtée d’un berceau brisé,

  • un hémicycle, enfin, couvert d’un cul-de-four.

À l’extérieur, le chevet offre un bel exemple d’élévation romane, rythmée par les quatre colonnes engagées qui jouent le rôle de contreforts et supportent une corniche simple, non moulurée, ornée de quelques modillons présentant oiseaux ou masques.

Le clocher élevé au sud de la travée voûtée d’ogives a conservé des éléments romans dans les grandes baies du beffroi. Sa toiture en bâtière correspond à un aménagement ultérieur. Il était doté d'une flèche de pierre et atteignait une hauteur plus importante qu'à ce jour. La date et la raison de la destruction de cette flèche n'est pas connue.

Il existait un dallage comprenant des pierres tombales avec inscriptions, puisque plusieurs membres de la famille Le Meingre furent enterrés dans le chœur. Malheureusement, toutes ces pierres furent retirées (et certainement perdues) ou recouvertes,  lors de travaux de restauration effectués en 1870.

Au sud, et attenant à l'église, vous pouvez observer un logis du XVème siècle, aux allures de maison forte, il s'agit probablement de l'ancien presbytère.

La statue de Jeanne d'Arc édifiée en 1896 fut inaugurée en présence de près de 4 000 pèlerins !

Son socle représentait la porte royale de la cité de Loches avant d'être recouvert d'un vulgaire crépi.

Une légende locale raconte qu'il renferme les restes d'un prieur du prieuré Saint-Valentin, ce qui relève de l'impossible puisque le prieuré a cessé toute activité depuis 1789 et qu'aucun prieur ne fut enterré à Chaumussay.

Eglise Saint-Médard, Chaumussay, Touraine

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Jouxtant l'église Saint-Médard, un bâtiment ancien, au plan rectangulaire, se fait discret, derrière la statue de Jeanne d'Arc.

Il s'agit d'un vieux logis construit au XVème siècle, devenu par la suite le presbytère, dont on retrouve deux descriptions dans les archives départementales datant de 1722 et 1748.

Elles précisent que cet ensemble est composé d'une habitation, d'une grange, une étable, une cour, un cellier, un pressoir, une écurie, un jardin. Il est indiqué une surface de deux boisselées, ce qui équivaut à près de 1000 m2. La boisselée est une ancienne unité de mesure de superficie de terres cultivables dans le Centre de la France.

Il est également mentionné que la propriété joignait l'église mais également le cimetière (dont nous avons vu plus haut son ancien emplacement) et le jardin du prieur (ce qui vient étayer son emplacement vu également précédemment).

La façade occidentale possède trois petites fenêtres dont une à deux panneaux, tandis qu'on peut remarquer sur la façade orientale, une fenêtre à meneaux éclairant une pièce du 1er étage.

Au nord de l'église, une grange avec porche permet de passer de la place de l'église à la place de la Poste.

Place où se trouvait l'école, aujourd'hui devenue silencieuse, faute d'élèves.

Cette grange du XVIème siècle, était peut-être une grange dîmière. Sa toiture a été remanié lors des travaux d'agrandissement de l'église au XIXème siècle.

 

Le pigeonnier est une réalisation en zinc qui pourrait provenir de l'ancien prieuré Saint-Valentin, et réaffectée à cette grange lors de travaux au XIXème siècle.

Ancienne grange dîmière, Chaumussay, Touraine

Puits, église, Chaumussay, Touraine
Puits, église, Chaumussay, Touraine

Puits, Chaumussay, Touraine

Ce puits, au chevet de l'église, était probablement utilisé par le curé et le prieur.

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Source, Chaumussay, Touraine

Fontaine Saint-Marc, Chaumussay, Touraine

Source Saint Marc, Chaumussay, Touraine
Source Saint Marc, Chaumussay, Touraine

La fontaine Saint-Marc est située sur la rive droite de la Claise, à proximité du pont.

L'eau s'écoule depuis la source protégée par le petit édifice à colonnettes supportant la statue de Saint-Marc.

Elle a taillé son chemin dans le tuffeau et tombe dans le bassin depuis l'excroissance de calcaire qui s'agrandit au fil du temps, d'environ 1 centimètre par an.

Elle semble avoir été un lieu de culte au Néolithique comme le laisse supposer la découverte, par l'abbé Brung, de flèches et de haches polies votives.

Bien souvent, ces fontaines sont le fait de légendes autour de leurs bienfaits, celle de Chaumussay n'y échappe pas, l'eau de cette source guérirait, notamment, les problèmes de vue...

Un pèlerinage important se tenait annuellement, le second dimanche de septembre jusqu'en 1971, il rassemblait plusieurs milliers de personnes. Les pèlerins partaient depuis la grotte artificielle de Lourdes (voir ci-dessous), passaient devant la fontaine et remontaient le petit sentier qui mène au sommet du coteau.

La fontaine Saint-Marc servira comme point d'eau pour la population mais il deviendra également le premier lavoir de la commune, aménagé par l'abbé Brung à la fin du XIXème siècle.

Calvaire, Chaumussay, Touraine
Calvaire, Chaumussay, Touraine

Ce calvaire, symbolisant la grotte de Lourdes, est réalisé par l'abbé Brung. Il fait face au pont construit en 1869.

 

Il sera le point de départ du pèlerinage imaginé par ce même abbé.

Le chemin de croix suit le sentier vers le sommet du coteau, plusieurs grottes naturelles ont servi de stations pour la réalisation de celui-ci.

Calvaire, Chaumussay, Touraine

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La gare de Chaumussay est située sur l'ancienne voie ferrée allant de Port-de-Piles (86) à Argenton-sur-Creuse (36), plus précisément sur le tronçon Port-de-Piles / Preuilly-sur-Claise, déclaré d'utilité publique par la loi n°7094 le 13 juin 1878.

Par voie de convention, la ligne est concédée par l'État à la Compagnie des Chemins de Fer de Paris à Orléans, le 20 novembre 1883.

Le 14 juin 1885, la ligne est ouverte de Port-de-Piles à Preuilly-sur-Claise.

En 1938, elle passe à la SNCF.

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Réseau ferré du Sud Touraine,

Début du XXème siècle

le 27 juin 1940, elle est définitivement fermée aux voyageurs, le transport de marchandises perdurera jusqu'au 30 juin 2005 (il servait principalement à transporter le kaolin et l'argile extraits des carrières situées aux limites de la Touraine et du Berry).

Sa fermeture administrative tombera le 12 juin 2014.

Gare, Train, 1900, Chaumussay, Touraine

Gare de Chaumussay, Touraine,

Début du XXème siècle

Ancienne gare, voie verte, Sud Touraine, Chaumussay, Touraine

Ancienne gare de Chaumussay, Touraine,

passage de la Voie Verte Sud Touraine,

2022

Ancienne gare, voie verte, Sud Touraine, Chaumussay, Touraine

Ancienne gare de Chaumussay, Touraine,

passage de la Voie Verte Sud Touraine,

2022

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Avant-Après

Rue Principale, Chaumussay, Touraine

Environ 120 ans séparent ces deux photos de la rue Principale, j'ai tenté de respecter le même angle.

Coté droit de la rue, on aperçoit la maison située devant l'église, elle sera détruite dans les années 1960.

Coté gauche de la rue, on aperçoit une branche en façade. Il s'agit très certainement d'une branche de genévrier. Elle indique la présence d'un débit de boissons.

Cette pratique encore existante au début du XXème siècle provient d'une ordonnance royale de 1680 dont les deux premiers articles, du titre de la vente du vin au détail, précisaient l'obligation de déclarer la vente de vins et de "mettre bouchon".

Le bouchon, provient du vieux français "bousche" qui signifiait "petite botte" ou "petite gerbe".

Le bouchon était réalisé à partir d'arbres à feuillage persistant, généralement il s'agissait de genévrier.

Rue Principale, Chaumussay début XXeme siècle, Touraine

Début du XXème siècle

Rue principale, 2022, Chaumussay, Touraine

Juin 2022

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Si vous levez les yeux, vous pourrez admirer de belles guitardes visibles depuis la rue Principale.
Ce type de lucarne est caractérisé par un très original toit arrondi qui déborde en encorbellement.
Ces réalisations complexes se rencontrent souvent sur des constructions datant du XIXème siècle et sont le chef d’œuvre de charpentiers, compagnons du devoir.

Guitarde, charpente, Chaumussay, Touraine
Guitarde, charpente, Chaumussay, Touraine
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Manoir de la Chèvrie, Chaumussay, Touraine

Manoir de la Chèvrie, Chaumussay, Touraine

Situé au nord, à l'écart du bourg, ce joli manoir privé (XV-XVIème siècles) domine la vallée de la Muanne, petit cours d'eau affluent de la Claise.

Le corps de logis présente sa plus belle façade à l'Est, il possède une imposante toiture pyramidale recouverte de tuiles plates aux multiples teintes.

Au sud-est, il est flanqué d'une tour carrée comprenant un escalier.

Le manoir est également composé de plusieurs bâtiments dont les toitures aux différentes hauteurs et formes, donnent un aspect particulier.

La grande salle du 1er étage est éclairée d'une belle fenêtre à meneaux, avec sa banquette intérieure et ses volets en bois. Le sol de cet étage, en petits carreaux rouges, est marqué par un fléchissement relatif au poids des récoltes de grains accumulé lorsque ce manoir n'était plus qu'une ferme.

Une cheminée du XVème siècle y trône fièrement, avec son linteau agrémenté d'un blason vierge entouré d'un bandeau circulaire, ornement que l'on retrouve également au-dessus de la porte de l'escalier.

Les combes sont accessibles et permettent de contempler la charpente.

Le rez-de-chaussée comprend une cheminée dont le manteau est décoré d'une sorte d'écu, orné sur chaque côté, par trois petites rosaces.

Ce manoir connaîtra plusieurs propriétaires au fil du temps, dont :

- Alexandre d'Anglerais, écuyer (fin du XVIIème siècle),

- Paul d'Harambure, chevalier (1715)

- Jean-Samuel d'Harambure, gouverneur de Poitiers et chevalier de Saint-Louis (1747),

- Louis-François-Alexandre d'Harambure, lieutenant-général, commandeur de  Saint-Louis (1771.

André MONTOUX précise dans son livre "Vieux logis de Touraine" (série 1, éditée en 1974), que le manoir n'est plus habité, qu'il a pu voir, en hiver, sa cour devenue un parc aux bestiaux dont l'état empêchait toute tentative d'approche.

Il quittait les lieux le cœur serré par l'avenir incertain de cette belle demeure que Jacques-Marie ROUGÉ, historien lochois, qualifiait comme étant "le type de ces logis rustiques d'autrefois qui, devenus fermes, n'en ont pas moins conservé un air de manoir seigneurial".

On peut constater, de nos jours, que la Chèvrie a connu une restauration de qualité et que le manoir est bien entretenu, André MONTOUX peut être rassuré, ce vieux logis du Sud Touraine n'est plus en péril.

Logis, Les Reuilles, Chaumussay, Touraine

Logis des Reuilles, Chaumussay, Touraine (2022)

Logis, Les Reuilles, Chaumussay, Touraine, Pierre SCHOENSTEIN, André MONTOUX, Vieux Logis de Touraine

Logis des Reuilles, Chaumussay, Touraine (1974)

Photo de Pierre SCHOENSTEIN, extraite du livre "Vieux logis de Touraine" série 1, André MONTOUX, 1974.

Au lieu-dit Les Reuilles, au nord, entre le bourg et la route du Grand-Pressigny à Preuilly-sur-Claise, nous pouvons remarquer cette belle demeure dont la restauration est récente.

S'il ne reste que quelques bâtiments et cette maison, le village comptait une vingtaine d'habitants à la fin du XIXème siècle.

Jean Doidy en était le sieur en 1700, c'est, à cette heure, l'unique information connue sur son histoire.

Fin des années 1970, elle n'était plus d'un simple bâtiment agricole.

Elle est datée du XVème siècle. Sa façade orientale porte les traces de nombreuses modifications.

Les fenêtres à meneaux du 1er étage, dont on aperçoit les appuis sur la photo de 1974, ont été restaurées et redonnent du prestige à cette bâtisse. L'embrasure de ces fenêtres est équipée de banquettes en pierre.  Remarquons qu'afin que ces fenêtres retrouvent leur état initial, le bâtiment a  été rehaussé, d'ailleurs André MONTOUX notait, en 1974, que celui-ci avait dû connaitre un arasement, diminuant sérieusement sa hauteur.

Une quarantaine de trous de boulins est répartie sur les façades dont une double rangée entre les deux fenêtres du 1er étage.

Deux portes et une petite fenêtre ont également été ré-ouvertes et complètent ainsi une restauration certainement très proche de ce que pouvait être cette façade vers le XVème siècle.

Le pignon Nord a été débarrassé d'un appentis et d'un escalier qui menait au 1er étage.

Le rez-de-chaussée était chauffé par deux cheminées, et le premier étage par une cheminée beaucoup plus soignée, la restauration de leurs conduits est visible entre les deux photos.

Logis de La Sinjoierie, Chaumussay, Touraine, Michel GAMAT, André Montoux, Vieux Logis de Touraine, 1975

Logis de La Sinjoierie, Chaumussay, Touraine (1974)

Photo de Michel MAGAT, extraite du livre "Vieux logis de Touraine" série 1, André MONTOUX, 1974.

Logis de La Sinjoierie, Chaumussay, Touraine

Logis de La Sinjoierie, Chaumussay, Touraine (2022)

Logis de La Sinjoierie, Chaumussay, Touraine

Le logis fortifié de la Sinjoierie (ou Sinjoirie) a souffert ces dernières décennies, sa tourelle nord-ouest s'est effondrée.

Ce grand corps de ferme possédait deux tourelles qui flanquaient le mur du portail ouvrant sur le Nord.

La tourelle nord-ouest était équipée d'un four en partie inférieure, tandis que sa jumelle semble avoir servi de pigeonnier.

Le seul bâtiment digne d'intérêt architectural est le pavillon carré situé au sud-ouest de la maison d'habitation. Sa construction pourrait dater du XVIIème siècle et sa corniche est soutenue par des modillons. Sur la toiture d'une grange au beau volume, on aperçoit une lucarne de pierre au fronton triangulaire, parée d'une ligne de denticules.

Le plus ancien propriétaire connu est Jean Roger, comte de Montbel qui vendit la propriété le 12 juillet 1773 à Jean Samuel d'Harembure.

En 1777, ce dernier se faisait appeler "chevalier, seigneur de La Chèvrerie, La Singeoirie, Yzeures, Jussé et autres lieux, chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis, gouverneur de Poitiers".

Sources :

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